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« H.I.P H.O.P » : la popularisation du smurf à la télévision.

« H.I.P H.O.P » : la popularisation du smurf à la télévision.

Deux danseurs Junior Almeida et Régis Truchy nous racontent comment ils ont vécu l’arrivée en France de cette danse appelée le smurf.

Junior Almeida nous raconte comment il a vécu l’arrivée du hip-hop à Paris avec le New York City Rap Tour le 27 novembre 1982 à l’Hippodrome de Pantin.

Personne ne savait comment nommer ce mouvement à l’époque. Lors de cet événement à l’Hippodrome de Pantin, plusieurs artistes mémorables ont bouleversé le public, Afrika Bambaataa [l’un des fondateurs de la culture hip-hop], Futura 2000 [l’un des premiers graffeurs new yorkais], et les Rock Steady Crew [l’un des premiers groupes de breakdance new yorkais] Après à cet événement, la danse commençait à se propager dans les boîtes de nuit. J’étais videur au Rex Club en 1982, et je commençais à voir se pratiquer cette danse que l’on ne nommait pas encore à cette époque.”

En 1983, le film Flash Dance, les clips vidéo comme Thrillerde Michael Jackson, et surtout la chanson Street Dance de Break Machine [un groupe de chanteurs états-unien] ont donné une nouvelle impulsion au monde de la danse et à l’apprentissage des pas par le biais. C’est aussi dans le morceau Smurf de Tyron Brunson que l’on a vu pour la première fois des danseurs avec des gants blancs. Les français ont décidé de nommer cette danse fondée sur des contractions musculaires et des ondulations, le smurf. Les lieux de pratique étaient le Trocadéro, le Bataclan mais aussi au Centre George Pompidou avec des artistes de rues tels que des circassiens, des clowns, et des mimes, donc des personnes imitant un robot.

En 1984, c’est l’explosion du hip-hop avec l’émission H.I.P H.O.P. et le film Beat Street qui a tout bouleversé.

Tout le monde s’est mis à faire du break. Et c’est à partir de l’émission H.I.P.H.O.P. que l’on commence à expliquer les disciplines de la culture hip-hop : le graffiti, le deejaying, le breakdance et le rap. Le premier groupe de smurf se nommait Body Poppin avec les danseurs Leeroy, Sodapop et Jean-Marc en 1984. Ils ont été le premier groupe avec un manager (Yugi Kudu) a pouvoir vivre de la danse sans passer par la rue.

Régis Truchy, lui, a commencé la danse hip-hop en 1984 en regardant dans l’émission H.I.P H.O.P les danseurs réaliser des waves [des ondulations avec le corps]. HIP HOP était l’émission incontournable en 1984 pour les gens qui pratiquaient le smurf et le break. C’est aux Etats-Unis dans les années 1990 qu’il a découvert en rencontrant Wiggles que cette danse s’appelait Le popping, animation. 

« Avant de s’attacher à la danse, nous dit-il, les danseurs français s’attachaient d’abord au personnage car le popping, le boogaloo et l’animation étaient largement influencés par le pantomime. » Les danseurs qui ont changé la scène française, selon lui, sont Junior Almeida et Thony Maskot.

Le smurf est donc une accumulation de toutes les techniques employées par les danseurs de la côte ouest des Etats-Unis, avec l’influence du pantomime et du mime à la Française. Le terme smurf se cristallisera et deviendra une version française de la danse popping jusqu’à l’émergence des terminologies en 1998 avec l’arrivée des Electric Boogaloos

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