pixel
Now Reading
Edito : 2021, année de la dissidence culturelle collective #MariannePleure

Edito : 2021, année de la dissidence culturelle collective #MariannePleure

Pour ses voeux, le média militant Nantes Révoltée a partagé cette poétique vidéo : un feu d’artifice au-dessus des toits d’une ville sous couvre-feu. Un acte citoyen pour rappeler que la culture se meurt sous une chape de plomb.

Partout les actes de dissidence culturelle collective se multiplient, avec autant de créateurs qui s’échinent à rappeler qu’on n’éteint pas la flamme de la culture française avec un couvre-feu. On retrouve cette idée au cœur des débats autour de la free party de Lieuron, dont les auteurs ont revendiqué le caractère politique de leur geste dans les pages de Libération. Mais aussi dans l’appel #MariannePleure que nous avions relayé et les créations qui ont suivies. Preuve que les colères convergent, ce terme avait été inauguré lors du blocage par les Gilets jaunes de l’Opéra Garnier lors de l’acte V des manifestations le 15 décembre 2018.

Ces feux d’artifices sont notre droit à la lumière, à la culture. Un peu d’imaginaire dans un quotidien confiné. Mais la beauté de ce geste, et tous les autres, c’est qu’ils sont à la portée de tous. Avec les précautions qui s’imposent bien entendu, il s’agit d’être pertinent plutôt que de prendre des risques idiots. Quelques pétards, un pochoir, des feuilles et de la colle… Seuls ou à plusieurs, l’espace public est à nous : utilisons-le. Tant qu’on est malins.

Notre mission est artistique, notre appel est pacifique. Continuons de raviver la flamme de la culture et de créer pour nous engager. La démocratie ne se fera pas nasser. 

Retrouvez sur Instagram toute les créations du projet #MariannePleure, continuez à nous en envoyer !
Abonnez-vous pour nous soutenir, pour découvrir les 3 œuvres incluses et apprendre comment les cultures urbaines peuvent réparer le monde.

Scroll To Top