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#Joe L’endormi #la tribune des militaires #la droite israélienne ; on en parle.

#Joe L’endormi #la tribune des militaires #la droite israélienne ; on en parle.

Joe L’endormi et le renversement de l’ordre établi

Quelle mouche a piqué « Joe l’endormi » qui se révèle après une campagne apathique un fervent socialiste en épousant le programme de Bernie Sanders et d’Ocasio Cortez ? C’est très certainement la plus grande intervention du gouvernement fédéral dans l’économie américaine en plus de deux décennies.

Le cours de l’histoire s’en trouve radicalement changé : 1 000 milliards d’investissements, en particulier dans l’Education, et 800 milliards de réductions d’impôts pour la classe moyenne. Un programme de modernisation des infrastructures de 2 300 milliards de dollars suivi d’un plan d’aides à la famille de près de 2 000 milliards de dollars après avoir débloqué une enveloppe de 1 900 milliards de dollars pour relancer l’économie américaine durement frappée par la pandémie. Une augmentation des impôts assumée pour les « 1 % d’Américains les plus riches » ; un appel au « courage » pour réformer la police et s’attaquer aux paradis fiscaux ; la création d’un mouvement pour la levée des brevets pour les vaccins contre le Covid-19.

Si beaucoup d’entre nous sont dubitatifs sur les intentions du Président Biden et sur les réels changements pour les classes populaires, il serait malhonnête de ne pas s’approprier ce changement de cap. Le capitalisme a compris les limites de la dérégulation et tente de reprendre la main pour préserver ses intérêts. Ne faisons pas la fine bouche, engouffrons-nous dans la brèche pour amplifier le phénomène et démontrer que la seule arme efficace pour préserver l’équilibre précaire qui nous définit n’est pas seulement la science dont on perçoit bien aujourd’hui les limites, c’est la force de notre écosystème : la force de la communauté. Comment chacun d’entre nous s’inscrit dans un groupe avec un rôle, une raison d’être et l’envie de construire un avenir. Ne nous y trompons pas, ce que Joe Biden vient de faire est l’amorce d’un premier pas pour réparer les dégâts de quarante ans de néolibéralisme ! Et si la pandémie signait la mort du néolibéralisme…

la tribune des militaires, un appel à la guerre civile ?

La tribune de militaires d’active relayée par Valeurs actuelles est martiale, une forme d’avertissement à la société civile. Une seule tête ou l’on tire. « Car cette déchéance, nous l’avons vue dans bien des pays en crise. Elle précède l’effondrement […] Elle annonce le chaos et la violence […] La guerre civile couve en France et vous le savez parfaitement » De toute évidence ces militaires anxieux ont envie d’en découdre. La soif de vengeance et la guerre les démangent. Une nostalgie de l’ère coloniale où l’on appelait « un chat, un chat ». Cette France que l’on pensait perdue au fond d’un vieux tiroir est-elle en train de renaître ? Combien sont-ils ? quel est leur poids dans la société civile ? Existe-t-il un risque, si minime soit-il, qu’ils réussissent le coup d’Etat dont ils nous menacent sans ménagement ? Je pense que l’Armée française est loin d’être aussi obscure et qu’en bons militaires ils détestent la guerre parce qu’ils la connaissent. La guerre ou l’insurrection ne sont-ils pas d’abord un constat d’échec, d’impuissance face à notre incapacité de vivre avec nos différences ? Ces diatribes doivent-elles être prises au sérieux ou marquent-elles la résurgence d’une minorité qui ne parvient pas à penser au-dessus du niveau de la ceinture ? A suivre…

la droite israélienne au bout du rouleau

Le combat de la droite israélienne qui dirige le pays est assez similaire à celle de nos vieux généraux. L’incapacité d’accepter le monde dans sa réalité et sa complexité. Tenter d’arrêter le temps avec des armes et en violant les lois internationales. Le bilan est catastrophique. Yeshayahou Leibowitz, l’un des intellectuels les plus brillants et les plus respectés de la société israélienne et sioniste convaincu n’a cessé de réclamer avec une violence passionnée le retrait d’Israël des territoires occupés en l’incitant à séparer l’Etat et la religion. « Cette victoire (guerre des six jours) est l’un des plus grands désastres de notre histoire. Quittons sur-le-champ, sans attendre une seule journée, ces territoires qui causeront notre perte » Était-il un prophète ou un homme tout simplement doté de bons sens ? Quarante-quatre ans après où en sommes-nous de ses prophéties ? Le combat idéologique conduit par des extrémistes qui ont perdu le sens de la justice et de la réalité est une impasse qui met gravement en danger les Palestiniens et l’Etat d’Israël lui-même. A quelle logique, à quels fondements juridiques répond cette expulsion qui a mis le feu aux poudres à Jérusalem Est ? Aucuns. Faut-il croire que les acteurs (Les États-Unis en première ligne) qui sont impliqués dans ce conflit ont plus d’intérêts à entretenir la violence qu’à signer la paix, et pourquoi ? Comment sauver, non pas le soldat Ryan, mais ces deux peuples que sont les Israéliens et les Palestiniens qui tous les deux méritent une terre de paix ? La question reste entière et l’absence de réponse est plus que mystérieuse…

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