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#fiscalitémultinationales ; #leboutdutunnel #l’expertisedesdétenus ; on en parle…

#fiscalitémultinationales ; #leboutdutunnel #l’expertisedesdétenus ; on en parle…

Jusqu’où ira-t-il le vieux Joe ?

Qui aurait anticipé quatre mois après son arrivée à la Maison blanche que Joe Biden devienne le maître d’œuvre d’une offensive mondiale contre les paradis fiscaux lors du premier G7 de sa présidence ? L’instigateur d’un consensus entre les 137 nations membres de l’OCDE pour instaurer un taux d’imposition pour les très grandes entreprises. Une volonté de lutter contre les stratégies d’optimisation fiscale, ces escroqueries « légales » qui se pratiquent dans le huis clos des multinationales. C’est un pas de géant vers l’instauration d’un taux minimal mondial d’imposition d’au moins 15 % pour les plus grosses multinationales. L’enjeu financier de cette réforme fiscale est colossal. Une perspective très concrète de ramener dans le giron des États les profits délocalisés dans les paradis fiscaux par les géants de l’industrie, des services et du numérique, les fameux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon). Joe en homme politique expérimenté a senti que les conditions étaient réunies pour s’attaquer à ce scandale : les opinions publiques éreintées par les injustices qui réclament des changements radicaux et les déficits colossaux provoqués par la crise du Covid 19 qui imposent de nouvelles sources de revenus. Les paradis fiscaux passeront-ils à la trappe de l’histoire ?

Autre offensive cette fois sur le front de l’écologie, le vieux Joe suspend des forages gaziers et pétroliers autorisés sous Trump en Alaska. Cette zone naturelle de 76 000 kilomètres carrés est l’objet d’un combat acharné entre démocrates et républicains. Les conservateurs privilégient les arguments économiques quand les démocrates s’y opposent au nom de la protection de l’environnement. Le président américain n’a pas fléchi face aux assauts des républicains et des compagnies pétrolières. Il a tranché en fermant le robinet.

« America is back », nous avait-il promis au soir de son élection. Serait-il en train de changer la face du capitalisme ?

Et si on envisageait le bout du tunnel…

On sait que les Américains ont toujours quelques années d’avance sur l’Europe. A l’instant où ils sortent de la crise Trump avec un président qui casse la baraque, nous allons plonger la tête la première dans la crise Le Pen. Sauf miracle, nous n’y échapperons pas. J’en veux pour preuve la précipitation des hommes politiques à porter à bout de bras les idées de l’extrême droite. Connaissant leurs appétences pour aller du côté où ça gagne, ça donne une idée de la direction dans laquelle iront les sondages. Comme les Français préféreront toujours l’original à la copie, les risques de voir s’afficher la tête de Marine Le Pen le soir de l’élection sont « énoooormes ».

Pas de panique. On ne va pas pleurer, se lamenter, l’hystérie est toujours de mauvais conseil. On va respecter le jeu démocratique et en profiter pour se préparer. Se refaire une santé en restant vigilants afin que notre prochaine présidente ne fasse pas trop de dégâts. L’ampleur de son incompétence va rapidement être dévoilé, entraînant dans sa chute tous les partis de droite, celui du président y compris, ainsi que les responsables qui se seront acoquinés avec « elle » sans aucun complexe, en vue d’un job honorifique et bien payé. Aller à la pêche, faire du bateau, sillonner de nouvelles contrées, voilà de saines occupations pour se retaper pendant le naufrage du vaisseau RN et de son équipage. Six ans c’est long, mais au moins on a une échéance, une vraie, on ne piétine plus dans le brouillard. Tout ça peut ressembler à une blague mais ce n’en n’est peut-être pas vraiment une.

Mobiliser l’expertise des détenus

En voilà une belle idée développée par Jeremy Rubinstein dans « La prison lieu d’un savoir enfoui », paru le 02/06/2021 dans The New York Times. Pour répondre aux populations atterrées racontant leurs mornes journées, sans théâtres ni restaurants, il suggère de faire appel à la compétence des détenus qui ont une expérience intime de l’enferment. Pourquoi pas ? L’expérience aurait un double bénéfice : nous enseigner comment puiser au fond de nous-mêmes les ressources nécessaires pour vivre isolés dans un espace clos ; donner un rôle et une raison d’être aux prisonniers et ainsi faciliter leur réinsertion. La recette pourrait aussi s’appliquer à la période de cinq ans qui suivra la prochaine élection. Une farce annoncée qui risque de nous plonger dans une sévère dépression. Imaginez cette petite annonce dans le réfectoire des prisons françaises : « Recrutons prisonniers pour animer des ateliers de résilience à la présidence de madame Marine Le Pen. » Ça aurait de la gueule, quand même…

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