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Fake Démocratie

Fake Démocratie

Notre présent se trouve sans fil narratif.

Les narrations sont une façon de faire lien, de raconter une histoire,  de tenir les choses ensemble.

Les grands médias sont quasiment les seuls à émettre ce récit, avec une captation d’ogre de l’attention générale.

L’imaginaire qui y est déployé et la narration qu’ils en font nous racontent quelle histoire ? Quel horizon de sens ? Quelle idéologie ?

C’est pourtant de ces histoires que nous forgeons notre mémoire fictionnelle qui oriente la façon dont on va vivre les événements.

En nous acclimatant constamment à un imaginaire de la peur, de la paranoïa, qui se superpose à l’imaginaire néolibéral de la compétition,  autocentré sur soi, dans laquelle la survie du plus fort et du plus adapté est constamment mis en exergue.

La formulation “protégez vous les uns , les autres” sonne dans cette superposition d’imaginaires comme “protéger vous les uns des autres”.

La dissonance est devenue récit.

Chaque formulation tient en son creux un message autre.

Il n’y qu’à écouter l’incohérence des discours gouvernementaux, les constantes injonctions contradictoires pour se rendre compte que la langue politique est porteuse de cette confusion.

Comment créer une lecture de l’époque quand toute parole officielle est susceptible de mensonge,  quand plus aucun de leurs mots et de leurs symboles n’a de crédits ?

Pour retrouver les racines innées de la vérité,  derrière même ces écrans opaques de fictions et de paroles truquées,  l’histoire que l’on appellera ” le paradoxe du menteur ” raconté par Lacan nous donne comme un outil de décryptage :

Deux routes, l’une qui conduit à la vie, l’autre à la mort.

Deux interlocuteurs, un qui dit toujours la vérité,  l’autre qui ment toujours,  mais lequel ?

Pour trouver le chemin qui conduit à la vie , le voyageur n’a le droit qu’à une seule question à l’un des deux interlocuteurs.

La question est: ” Quelle route m’indiquera l’autre interlocuteur ?”

Il faudra prendre l’autre route que celle indiquée par la réponse.

Nous supposons que la place de la vérité est garantie dans l’énonciation, même dans la bouche d’un menteur.

Le quinquennat de Macron a révélé à son insu au grand public beaucoup de ce qui se passe en coulisse. Le théâtre des ombres, les écrans de fumée,  les ficelles,  tout le décor carton-pâte de la “Fake Démocratie “, son argent magique….

Vous gouvernez trop près du bord.

L’insurrection qui vient est une quête de vérité.

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