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Un tour en Espagne avec El Super One

Un tour en Espagne avec El Super One

Hey Super, pourquoi choisir ce nom ?

En dehors du fait que les lettres me plaisent et que je trouve ce nom drôle, ça vient d’un personnage de bande dessinée espagnole que je lisais beaucoup quand j’étais un enfant. Et je l’ai gardé avec les années.

D’où viens-tu ?

Je viens de la ville Torrevieja mais aujourd’hui je vis entre Tolède et Madrid.

Quel âge as-tu ?

J’ai 38 ans.

A quel âge as-tu commencé à peindre ?

J’ai débuté à 13 ans en regardant des films dans lesquels il y avait du graffiti. J’ai voulu peindre mes dessins sur les murs. Depuis je n’ai jamais cessé.

Pourquoi choisir le writing ?

J’aime les lettres peu importe lesquelles. J’aime les voir partout.

Dessinais-tu avant de commencer le writing ?

Oui je dessine depuis que je suis enfant.

Comment définirais-tu ton style ?

C’est assez dur parce que j’aime peindre avec différents styles à chaque fois.

Quelles sont tes inspirations ?

Principalement ce que je vois dans les bandes dessinées, les films et maintenant ceux que ma fille regarde.

Comment pouvons-nous définir ce que sont de bonnes lettres?

Je pense que tu dois pratiquer beaucoup avant d’arriver à un bon style. Toutes les lettres ont des bons styles.

Un style est-il typique de ta ville ou de ton pays ?

Pas vraiment, en Espagne on a beaucoup de styles différents.

Comment le writing est arrivé dans ta ville ?

Une très bonne chose c’est que les writers viennent dans ma ville pour les vacances donc ils y peignent.

Quels furent les premiers writers ?

Les bons writers sont Xone, Fille, Jes, House et beaucoup d’autres. Je me souviens encore quand j’étais petit et que je regardais leurs graffiti.
Ça dépend des villes où tu es mais il y a encore des besoins ici.

Peut-on penser l’écriture comme une forme de démocratie ?

Beaucoup de monde pense mais moi non. Si on veut écrire ce qui compte pour nous à propos de la société, on est rapidement censuré.

Pensez-tu que c’est comme une chromothérapie pour la ville où la dominante est grise ?

Oui bien sûr sans couleurs il n’y a pas de vie.

As-tu des anecdotes à raconter ?

Ma plus grosse anecdote c’est que ma fille est impliquée dans le graffiti autant que moi. Depuis qu’elle est jeune, elle est venue avec moi sur des événements et à des murs.

As-tu un mot pour la fin ?

J’espère que l’état d’esprit des gens va évoluer comme le fait le graffiti.

Propos receuillis par Lady.K

Traduit par Sarah Gozzi

Plus de photos : https://www.instagram.com/el_super_0ne/?hl=de

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