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La vie en prose : l’épaisseur d’un soupir.

La vie en prose : l’épaisseur d’un soupir.

Nous savions depuis longtemps que nous profiterions de ce mois de novembre pour dédier ce poème à nos défunts… Malheureusement le réel a encore rattrapé nos écrits en emportant l’un de nos collaborateurs avant qu’on ait pu mettre un point final à ce texte. Nous pensons à lui et ses proches, à vous et vos proches…

Le futur nous tend les bras, le passé une porte sans clef.

Une chambre vide dans laquelle on ose plus entrer.

C’est à poings fermés que nos morts dorment dans cette pièce,

Nos mémoires les espionnent mais rien ne trouble leur sieste.

Faut rester fort et fière même quand les démons vocifèrent,

Pourquoi l’après nous charme si la vie est aussi belle ?

Ce livre n’est pas sans fin sur ta table de chevet.

Combien se sont éteints brûlant la flamme des regrets ?

Le dernier souffle n’a pas d’odeur juste l’épaisseur d’un soupir,

Il s’évapore face à nos peurs sans effacer ton souvenir.

Tes appels nous manquent depuis que tu manques à l’appel,

La peine est tellement grande qu’ici on en parle à peine…

Nos plumes déploient leurs ailes pour calmer le désespoir.

Parce qu’on sait qu’une étincelle suffit à cramer des hectares.

Un bouquet de chrysanthèmes comme seul banquet comestible.

Au royaume de l’éternel le songe n’est pas de ceux qu’on domestique.

Si vous souhaitez retrouver le premier épisode de La Vie en Prose, c’est ici.

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