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Des mots de Lyon : entretien avec Luni

Des mots de Lyon : entretien avec Luni

Au détour d’un passage dans la région lors d’une performance aux Peaceful Music Awards, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Luni, artiste prometteur de la scène francophone, à l’univers aussi riche que coloré. L’occasion de parler de son actualité, ses sorties, son approche artistique et la manière dont sa créativité s’est adaptée à cette période.

Pour commencer que sont les Peaceful Music Award et comment s’est organisé ton passage là bas ?

C’est une remise de prix au même titre que les NRJ Music Awards. Troisième plus gros du pays de ce que j’ai compris. Ils m’on appelé pour faire une performance live entre les nominations et remises de prix.

En parlant de remise de prix, tu as aussi été lauréat Nouvelles Scènes Music Machine des Inrocks en 2018. Tu peux nous parler de cette expérience ?

J’avais fait les Inrocks sans aller jusqu’au bout car j’avais raté mon avion. L’évènement se passait dans le sud et j’ai n’ai malheureusement pas pu faire de prestation. C’était l’époque où il y avait pas mal de soucis avec les compagnies aériennes.

Quelle est ton actu niveau projets ?

Pour le moment je suis sur la réédition de mon projet de 2017 avec 7 nouveau titres et 4 nouveaux feats. Je suis déjà en train de préparer la suite. 

En 2016/2017, j’avais crée un concept où je sortais un projet tous les 3 mois, chaque projet étant associé à une couleur. J’essaie de relancer ça sous la forme d’une “saison 2”.

On peut observer une réelle importance donnée à la couleur dans tes clips, voire dans l’esthétique globale de ton catalogue.
Je pense notamment au clip Priorités qui m’a fait penser à Never Back Down de Flying Lotus ou Asocial qui est très riche visuellement. Les idées esthétiques viennent de toi ou du réalisateur impliqué ?

Ca dépend des clips. Les premiers clips comme La Belle et la Bête et Océan sont vraiment le fruit de la réflexion du réalisateur. J’ai apporté quelques idées mais c’est vraiment sa création, car je lui faisais 100% confiance.

Par contre, pour les clips de Priorité et Ouh par exemple, c’est moi qui ai mis en avant ce que je voulais. J’avais fait des moodboards pour présenter au réal ce que je voulais exactement, comme le fait que le clip soit sous l’eau ou l’absence de playblack dans le tournage.

En parlant de tournage, les clips laissent aussi beaucoup de place à la nature et l’imaginaire. Comment et où a été fait le clip de Priorité par exemple ?

Le clip a été tourné dans une piscine que l’on a loué en région parisienne.

Comment cette importance donnée au visuel se retranscrit en live ? Est-ce que ces projets ont pour vocation d’être sur scène ?

C’est quelque chose que je ne voulais pas dans un premier temps, même si j’adore le live. Avec le temps je me suis beaucoup plus ouvert. Même si certains sont difficiles à faire sur scène, j’ai envie que les sons soient accompagnés par quelque chose de précis visuellement et que l’on capte où je veux aller. C’est la raison pour laquelle ça retarde les choses.

Comment se construisent les collaborations autour de cet univers ? Comment se passent tes choix de feats nationaux/internationaux ?

En tout inconscience, ce que j’ai toujours fait. J’ai essentiellement fait des collaborations internationales au début. C’est par la suite que j’ai collaboré avec des français. j’ai eu des noms qui ne sont pas des moindres.

Il y a pas mal de petits beatmakers dont Bvhv (qui a bossé avec SCH), Rodolf, Five Bobble et RJ.

Une diversité de noms et de couleurs musicales assez singulière. C’est toi qui va les chercher ou ils te proposent leurs prods ?

Dans un premier temps je donne mon mail dans ma story insta. Je fais le tri et j’échange avec le beatmaker quand ses productions m’inspirent. C’est ce que j’ai fait pour la réédition de mon projet. Lorsque j’ai un coup de coeur je demande à un beatmaker de faire des loops, puis à un autre d’ajouter d’autres éléments. J’ai fait un taf de chef d’orchestre et de « collabs dans la collab ».

Comment se sont passées ces deux dernières années dans ton processus créatif ?

Ça a changé en termes de tournées comme tout le monde. Mais en termes de production studio non. Ca m’a même plutôt aidé dans le sens où j’ai eu du temps pour moi. Ca m’a permis de faire le point, d’avoir du recul, sans la pression de devoir sortir quelque chose. J’ai gagné en productivité donc ca a été globalement bénéfique pour moi

Ton passage dans le coin t’a amené en région Rhône-Alpes. Tu connaissais déjà un peu Lyon ?

J’y suis allé deux fois pour deux lives mais je n’avais jamais eu le temps de visiter la ville. Je sais que c’est une ville où j’ai une grosse audience. Quand je regarde mes statistiques en matière de streams, Lyon est en deuxième position. Je sais qu’il faudra que j’y passe.

En faisant le récap : ta fin 2021 s’est passée entre rééditions et ce passage aux Peaceful Music Awards. Quels sont tes prochains rendez-vous ?

Il y a justement la diffusion des Peaceful Music Awards et un nouveau projet qui arrive le 28 janvier. Il y aura normalement pour 2022 quatre nouveaux EPs.

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