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La fresque « Black Lines » saccagée par un groupuscule d’extrême droite

La fresque « Black Lines » saccagée par un groupuscule d’extrême droite

Le collectif Black Lines, corganisait mercredi 26 mai, à Paris une œuvre collective en soutien à la Palestine sur un mur légal du 13ème arrondissement, régulièrement graffé, et réservé à cet usage.

Nous avions couvert cet évènement à l’occasion duquel des dizaines de policiers ont été déployés pour empêcher cette fresque et arrêter trois membres de l’équipe.

Nous avons reçu ce matin un communiqué d’un membre du collectif qui souhaite rester anonyme pour nous informer que la Ligue de Défense Juive avait détérioré la fresque en émettant des menaces contre les auteurs.

Pour rappel, la Ligue de défense juive (LDJ, traduction de l’anglais « Jewish Defense League »), branche française fondée en 2000 d’un mouvement néosioniste créé à New-York  par Meir Kahane, où il est classé depuis 2001comme organisation terroriste par le gouvernement américain. Le Kach, autre mouvement créé par Meir Kahane a également été interdit par le gouvernement israélien. Il se présente comme défenseur de la communauté juive française contre la judéophobie.

Face à ces méthodes fascisantes, un membre anonyme de « Black Lines » déclare : « nous continuerons à visage découvert, en plein jour et en toute légalité à peindre la réalité et les problématiques de notre époque ».

Loin des violences stériles et des polémiques de bas niveau, il poursuit :

« Les intimidations d’un groupuscule d’extrême-droite ne nous empêcheront pas de poursuivre nos engagements artistiques qui ne cherchent qu’à provoquer le débat nécessaire à la construction démocratique. »

Une démocratie n’étant jamais totalement achevée, il y a fort à parier que le collectif « Black Lines » continuera à peindre les murs pour soigner nos consciences.

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