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YEMA : une plateforme VOD pour le cinéma oriental

YEMA : une plateforme VOD pour le cinéma oriental

Mettre en lumière la création cinématographique d’orient, c’est l’objectif du projet YEMA, une plateforme VOD qui fait actuellement campagne – et cartonne – sur Ulule. 

Papicha, Les Hirondelles de Kaboul ou encore Persépolis : ces films connus dans le monde entier, car primés, figurent dans la sélection de cette toute nouvelle plateforme visant à rassembler les courts et long-métrages du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient.

De grands succès donc, aux côtés d’autres œuvres contemporaines au coeur de YEMA, dont le nom fait référence à la figure de la mère et de la grand-mère en arabe, avec Ima, sa cousine hébraïque : “ C’est une figure tutélaire, quels que soient l’époque, le lieu et la culture. Elle raconte des histoires et partage son savoir. Yema, éduque et transmet des récits aux générations suivantes. Elle assure la survie des histoires, des personnages et des cultures. Elle est la garante de nos mémoires collectives. Yema a pour ambition de réunir celles et ceux qui l’entourent.” expliquent les trois co fondatrices du projet. 

Faire dialoguer des cinémas issus de pays qui ne dialoguent plus entre eux

Car derrière YEMA, il y a trois femmes. Juliette Gamonal et Marine Zana, respectivement juristes spécialisées dans l’économie des médias et en droit du patrimoine culturel et Léa Taleb, journaliste indépendante. La promesse, c’est une sélection mensuelle de films privés, de productions jamais distribuées en France, de documentaires, de films de patrimoine, de courts-métrages…En clair, rassembler “la crème de la crème” de la création audiovisuelle des pays du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient. L’objectif affiché, c’est aussi de faire dialoguer des cinémas issus de pays qui ne dialoguent plus entre eux. 

Faire jaillir la diversité culturelle d’une plateforme, en dehors des films primés. Première thématique abordée sur Yéma, et loin d’être des moindres : La place des femmes dans ces sociétés, “la condition féminine dans les sociétés orientales entre poids des traditions, entraves à la liberté et désir d’émancipation”. On retrouvera ainsi Papicha (Mounia Meddour, 2019), Mustang (Deniz Gamze Ergüven, 2016), Je danserai si je veux (Maysaloun Hamoud, 2016) , Much Loved (Nabil Ayouch, 2015) et Le procès de Viviane Amsalem (Ronit Elkabetz, Shlomi Elkabetz, 2014). “Ce qui est très important c’est qu’il y ait des femmes qui fassent ces films, que ces filles-là décident d’aller parler de ces sujets, d’aller raconter ces histoires, de les faire connaître et se rendent compte que ces destins ordinaires que personne ne voulait regarder parce que ça gêne, ça met mal à l’aise, que maintenant ça existe au grand jour.” explique l’écrivaine Leïla Slimani, marraine du projet. 

Prochaines thématiques en vue : “les cris du peuple”, “la chair à canon”, “affaires de familles” et « fanatismes religieux”. En 48h, le financement a déjà été dépassé, a-t-on besoin d’en dire plus pour prouver que YEMA comble un vide béant ?

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