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Le Litefeet, l’évolution de la danse hip-hop.

Le Litefeet, l’évolution de la danse hip-hop.

Nouvelle évolution de la danse hip-hop, la danse Litefeet semble prendre son origine dans les quartiers de Harlem et du Bronx à New York en 2006.

Les débuts de la danse Litefeet

Selon les danseurs Mr Youtube et Chrybaby Cozie (pionniers de cette danse), le mouvement Litefeet a débuté en 2006 avec la chanson « Chicken Noodle Soup » de DJ Webstar.

Cette chanson fut associée à un pas de danse du même nom qu’ils faisaient lors de fêtes.

Le phénomène Chicken Noodle Soup fut donc le porte-drapeau de la danse Litefeet qui fera danser la jeunesse new-yorkaise à cette période.

Cela dit, avant, ce phénomène existait déjà. Une musique, produite également par DJ Webstar, portant aussi une danse du même nom qui sera le socle de la danse Litefeet : le « Tone Wop ».

(Le pas de danse « Tone Whop » fut créé par une personne du nom de Tone Whop à Harlem.)

Développement du style

Cette danse/musique était aussi très populaire lors des moments festifs mais elle fut vite oubliée lors de l’arrivée du Chicken Noodle Soup. Néanmoins, les danseurs de Litefeet sont revenus sur la base du Tone Whop afin de mieux capter le rythme de la musique et développer le style de danse.

A partir du Tone Wop, d’après Mr Youtube et Chrybaby, des pas dérivés se sont créés. S’y retrouve par exemple le « Rev Up » qui en sera un pas incontournable.

A cette époque, ce style de danse était rapproché et intégré au corpus du « hip-hop freestyle ». Le Litefeet ne portait pas encore ce nom mais « get busy » était son appellation non officielle.

Apparition du nom « Litefeet »

Né sur les terrains de basketball de Harlem, c’est AG THE VOICE OF HARLEM, commentateur sportif avant de faire de la musique qui est à l’origine du terme « Litefeet ». Inspiré de ses commentaires sur les mouvements impressionnants qu’exécutaient les joueurs sous ses yeux, il invente ce nouveau nom : « Oh ! He’s getting lite ! He get the litefeet going! »

C’est aussi lui qui donnera à Mr Youtube et Chrybaby leurs noms de scène, selon le même principe. Ces derniers fondent en 2007, le groupe de danse Brotherhood avec d’autres danseurs du Bronx afin de faire évoluer la danse Litefeet.

Création du vocabulaire

Ainsi, après des journées d’entraînement dans l’appartement de Mr Youtube, d’autres pas ont vu le jour. Le litefeet s’est étoffé et intègre désormais le Bad One créé par un danseur du même nom, le Rev Up inventé par Charlie Rocks, le fameux Harlem Shake (intégrée au Litefeet mais initiée dès la fin des années 90), le Aunt Jackie mis en chanson par Jason Foxx et mis au point par Tone Whop lui-même, pour ne citer qu’eux. La filiation directe entre Tone Whop (danse) et le Litefeet est évidente selon Mr Youtube et Chrybaby.

C’est aussi dans cet appartement qu’est né un concept imaginé par « D Cole » un de leurs amis : le « Dance and Go Home ». Le principe était de se déplacer dans les différents quartiers de New York afin de filmer les danseurs de Litefeet du coin et évaluer leur niveau. De ce concept a découlé l’événement « Dark Warz » qui fut la première compétition de Litefeet en 2008. Pour l’occasion, le créateur de l’événèment, D Cole, a rassemblé des danseurs de LiteFeet venant des quatre coins du monde.

L’évolution du mouvement Litefeet

C’est alors que le Litefeet est devenu mercantile. Jusqu’ici, les danseurs apparaissaient dans les clips de certains rappeurs pour se faire connaître, sans être rémunérés pour ce qu’ils faisaient. En gravant des DVD de vidéos de Litefeet, en créant une plateforme pour celles-ci sur Youtube, mais aussi pour les battles, les cyphers, etc, D Cole a rendu le Litefeet rentable.

Il fut aussi un des premiers à produire de la musique spécifique au Litefeet. Des DJs lui ont ensuite emboîté le pas tels que DJ Omar, DJ Robbie Rob, DJ TedSmooth etc…

Un véritable fonds de commerce

Mr Youtube et Chrybaby n’en sont pas restés là non plus. Sachant organiser des battles ou des cours de Litefeet en studios, ils ont fait leur propre chemin et gagner leur vie indépendamment de D Cole.

D’autres danseurs, comme ceux du groupe W.A.F.F.L.E.S ont même commencé à gagner de l’argent en performant dans les wagons du métro new yorkais. Chrybaby raconte que l’origine de ce phénomène tient au fait que ces jeunes se demandaient : Comment faire pour aller au battle organisé par D Cole ? Comment payer le train et à manger ? Comment payer l’entrée pour accéder au battle ?

La réponse à ces questions fut de danser dans le métro afin gagner de l’argent pour payer l’entrée de l’événement et les transports. Cette « nécessité » a fini par se transformer en véritable mode de vie.

De nos jours, le Litefeet a su s’exporter dans le monde entier. Ses acteurs voyagent et font circuler leur art grâce à des stages de danse dans plusieurs pays, aux réseaux sociaux et aux vidéos devenues virales. Aujourd’hui, le Litefeet est représenté et fait école dans plusieurs pays.

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