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Carte Postale de Rostov-on-Dov avec Kostya

Carte Postale de Rostov-on-Dov avec Kostya

Konstantin écrit Kostya Original sur les murs et les toiles, en général, depuis dix ans. Il réalise de surprenantes lettres extrudées qui transforment les surfaces planes en sculptures.

Bonjour Kostya, tu es de Rostov-on-Dov en Russie. Peux-tu nous dire pourquoi avoir choisi Kostya, et ce que ça signifie ?

Bonjour. Mon nom c’est Kostya Original. Mon surnom c’est parfois seulement Original. Pourquoi ça ? C’est très simple, le mot Original pour moi ça signifie « vrai », « non artificiel ». Kostya c’est mon vrai nom, la version courte de Konstantin.

Quel âge as-tu ?

J’ai 26 ans.

Depuis combien de temps peins-tu ?

Ça va faire 10 ans que je fais ça et depuis 5 ans, je peins presque tous les jours.

Est-ce que tu dessinais avant de faire du writing ?

Oui, j’ai étudié dans une école d’arts pour enfants. D’ailleurs c’est ces cours qui ont joué un rôle important dans mon travail d’après.

Pourquoi avoir fais le choix du writing ?

J’aime le graffiti depuis mon enfance. J’ai pensé que cette activité était très cool, dangereuse et intéressante.

Tu as étudié l’art après ton enfance ?

Oui je suis allé à l’université et j’ai continué d’étudier l’art.

Tes lettres sont très spéciales, tu les creuses dans la matière, quand as-tu eu cette idée et quand ?

Cette manière de faire du graffiti m’est arrivé rapidement. J’ai toujours aimé le graffiti 3D, j’aime l’effet du 3D, son habilité à duper ta perception, créer une illusion. Je ne me souviens pas vraiment comment je suis arrivé à peindre comme ça. C’est peut-être l’influence de mes études en architecture à l’université. J’ai toujours eu une bonne vision de l’espace.

Quelle est ton inspiration ?

Tout m’inspire. La musique, les films, l’architecture, les images de la ville, l’amour, le désir de faire du graffiti et de pouvoir montrer ton art au monde.

Est-ce que l’art est important pour toi ?

Oui , je vis mon art. C’est la seule chose que j’ai et qu’on ne peut pas me prendre.

As-tu un rêve pour l’art ?

J’aimerais que mon art se déverse partout dans le monde. Et ça n’est pas nécessairement que du graffiti, ça peut être des sculptures, des installations. L’art doit vivre dans la rue.

Peux-tu nous parler de Rostov-on-Dov ?

J’habite dans cette ville depuis toujours. J’observe l’émergence de la culture graffiti constamment. J’ai fait ma première production en 2011 et c’était un désastre. Honnêtement je ne peins pas beaucoup dans ma ville, je préfère le faire dans d’autres villes.

Comment les gens et les autorités voient-ils le graffiti dans ta ville ?

Dans notre ville ça n’est pas un problème pour eux. Ils sont plus préoccupés par leur bien-être. Et les gens soit ils ne comprennent pas, soit ils aiment bien.

Est-ce que la scène du writing est importante dans ta ville ?

Je connais beaucoup de writers dans ma ville. Et j’entends aussi beaucoup parler de certains autres. On a fait une rencontre récemment, des writers de ma ville et d’autres villes. J’aime être seule aussi.

Est-ce que tu as des anecdotes à nous raconter ?

Oui, j’ai vécu des histoires drôles. Mais malheureusement mon anglais ne va pas les rendre drôles.

As-tu des projets actuellement ?

Oui. En ce moment c’est ma deuxième Storona 2.0, une exposition collective. Il y a des toiles à moi. Peindre des toiles c’est à part du graffiti.

As-tu un mot pour terminer ?

Je tiens à remercier chaque personne qui a lu cette interview jusqu’à la fin. Je suis content que tu apprécies mon travail. Je te souhaite de la chance, la prospérité et beaucoup de belles pièces lumineuses.

Plus de photos : https://www.instagram.com/kostya_original/?hl=de

Traduction de Sara Gozzi.

Crédit photo : Kostya Original.

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