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Danse & débat #3- Le Hip-hop freestyle et la Hype

Danse & débat #3- Le Hip-hop freestyle et la Hype

Aujourd’hui, nous abordons deux termes qui ont fait couler beaucoup d’encres dans le monde de la danse hip-hop. Le « hip-hop freestyle », nommé par les américains, et la « hype », défendue ardemment par les danseurs français.

Origine du terme « hip-hop freestyle » 

La danse dite « hip-hop freestyle » semble prendre vie autour de l’année 1984. Selon certains danseurs newyorkais, le premier nom donné à cette danse fut celui de « party rocking ».

Par la suite, il prendra le nom « hip-hop » ou « hip-hop freestyle » car la musique sur laquelle les danseurs pratiquaient cette danse était de la musique hip-hop, selon Buddha Stretch (danseur et chorégraphe états-uniens).

Un nouveau phénomène musical

La musique hip-hop n’a cessée de se varier au fil des années. En 1987 arrive le genre New Jack Swing (mélange de hip-hop, rnb et funk) créé par Teddy Riley, un genre énergique et festif qui va conquérir les soirées du monde entier.

Les sons hip-hop vont connaître une hausse d’énergie dû à l’appropriation du Funky Drummer, et la hausse du BPM. Cette avalanche a été de la même manière accompagné par les clips vidéo où les danseurs de ces artistes New Jack Swing et hip-hop de l’époque déchaînaient leurs pas.

La Hype mania

La France n’est pas épargnée par cette avalanche. Le terme « Hype » sera employé pour désigner cette danse pratiquée sur de la New Jack Swing et sur des sons hip-hop au BPM survolté.

Le terme « Hype » semble prendre vie dû à la répétition du mot dans énormément de titres, et particulièrement dans l’un des films les plus populaire de cette période : « House Party ».

Certains disent que c’était tout simplement la dernière danse « hype » à la mode.

Dans tous les cas, ce mot a défini l’époque entre 1988 et 1994 en France.

A Paris, le groupe O’posse et le danseur Laser des SUPREMES NTM seront les plus grands représentants de cette danse.

Non-reconnue aux States mais… who cares ?

Cependant, il est à noter que le terme « hype » n’est pas du tout reconnu par certains danseurs états-uniens tels que Buddha Stretch ou Link. En effet, il a toujours été question de musique hip-hop, donc de danse hip-hop par extension.

De la même manière que le terme « hype », « la danse New Jack Swing » n’est pas également reconnue par ces mêmes danseurs. Ils justifient cela par le fait que les pas de danse hip-hop comme le « Running man », le « Party Machine » etc…étaient déjà présent avant l’arrivée du genre musical New Jack Swing.

Au sujet de la France, les danseurs français se sont donc appropriés les mouvements de danse qu’ils ont pu apercevoir et à partir de cela, couplés à leur propre culture de base, construire leurs propres codes afin de créer leur propre langage de la danse hip-hop : La Hype. Malgré que cette codification de la danse hip-hop à la française ne soit pas la réalité pour les danseurs états-uniens, elle l’est pour cette communauté de danseurs français qui se sont forgés leur propre langage de danse hip-hop.

Au-delà d’une mode, cela a été un état d’esprit, des pas de danse, un genre musical, une énergie et tout cela couplé à des moments historiques avec la chute du mur de Berlin, la libération de Nelson Mandela, ou encore les jeux olympiques de 1992. La hype serait donc synonyme d’un esprit de liberté, de revendication politique et identitaire en France.

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