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Mckinsey: des méthodes d’assassin à la Santé

Mckinsey: des méthodes d’assassin à la Santé

Grâce à une commission sénatoriale, le scandale d’État du recours massif aux cabinets de conseil est enfin parvenu au grand public. Le traitement médiatique se focalise cependant sur la seule évasion fiscale de McKinsey. Alors que ce cabinet a utilisé des méthodes d’assassin, menant à la mort des milliers de personnes. Résultat: recruté par le ministère de la Santé.

Enfin ! L’enquête sénatoriale sur le scandale des cabinets de conseil fait du buzz. Le #McKinseyGate oblige les médias à s’intéresser à ces conseillers qui vendent du vent à prix d’or. Massivement contractés par ce gouvernement afin de réaliser les tâches pour lesquels les haut-fonctionnaires sont formés (souvent dans de hautes écoles publiques qui coûtent un « pognon de dingue » au contribuable). Les médias mainstream semblent cependant vouloir limiter le scandale d’État au seul fait que McKinsey n’a pas payé d’impôt en France depuis dix ans. Ce pourquoi Macron s’est dit « choqué ». Un banquier d’affaire choqué par l’évasion fiscale. Dracula effrayé à la vue du sang.

Réaction d’un banquier à la vue d’une évasion fiscale (image, Dracula de Francis Ford Coppola, 1992)

Pas « choqué », en revanche, par le fait que ce cabinet ait facturé quatre millions pour « conseiller » de retirer 5€ d’APL aux étudiants. Pas autrement choqué par des rapports insanes facturés des fortunes. Des PowerPoint qui sont des copier-coller pour d’autres pays (aussi grassement rémunérés, cela va de soi).

Un cabinet aux méthodes d’assassin

Surtout, ni le président, ni la plupart des médias ne sont choqués par le recrutement de ce cabinet pour la campagne vaccinale. Or, le ministère de la Santé fait appel à McKinsey en décembre 2020. C’est-à-dire après que de nombreux documents aient été rendu publics sur le rôle de McKinsey dans le scandale des opiacés aux États-Unis.

Que disent ces documents? Ils montrent que le cabinet a élaboré une stratégie commerciale afin que l’OxyContin (anti-douleur fortement addictif du labo Purdue Pharma) soit sur-prescrit. Le cabinet avait alors parfaitement conscience du fait que cela provoquerait des overdoses par milliers. Et pour cause, les effets de la crise des opiacés étaient déjà largement connus. Plus encore, McKinsey a prévu dans ses calculs des coûts d’indemnisations pour les morts que provoquerait le labo qu’il conseillait.

Autrement dit, le gouvernement a recruté un cabinet d’assassins pour prendre en charge la santé des Français. En toute connaissance de cause.

La seule expertise que pouvait faire valoir McKinsey dans le domaine médicale était ses conseils auprès de grands laboratoires menant à la mort de dizaines de milliers de personnes. Le président aurait quelques autres raisons d’être « choqué » qu’une évasion fiscale.

Le cabinet McKinsey, expert en communication de crise

Quoiqu’il en soit, #McKinseyGate grandit sur les réseaux sociaux et on pourrait espérer que le gouvernement et ce cabinet doivent rendre enfin des comptes. Mais ce n’est pas si sûr. En effet, gouvernement et McKinsey confondus (à ce stade, il serait oiseux de les distinguer) sont experts en une chose: la communication de crise.

Et que dit les manuels de communication dans ces cas-là ? De faire le dos rond. Ne rien dire. Bien choisir les journalistes afin de n’avoir aucune question embarrassante. Ou, dans le pire des cas, qu’ils n’insisteront pas. Surtout, éviter des journalistes pugnaces qui démontreraient tous les mensonges. Voilà à quoi servent des médias aux ordres. Voilà à quoi sert d’avoir des médias aux mains de quelques milliardaires qui sont toujours redevables à l’État.

Vous avez dit conflit d’intérêt?

Et, avant de finir, un petit détail à propos de McKinsey. Ce cabinet de conseil a la particularité d’avoir aussi une branche d’investissement: le McKinsey Investment Office (MIO) qui gère environ 10 milliards de dollars. Or ses investissements sont particulièrement opaques. Si bien que personne n’est en mesure d’établir exactement dans quelles entreprises elle possède des actifs.

Imaginez que MIO ait des fonds dans le Big Pharma et que le cabinet de conseil ait incité à une obligation vaccinale de fait… Imaginer cela serait complotiste ! Néanmoins, des conflits d’intérêt entre McKinsey et un grand labo (Valeant) sont déjà prouvés. Aussi, la question est loin d’être illégitime.

Gageons que Macron lèvera le secret des affaires afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Ainsi que sur ses propres liens, anciens et très serrés, avec McKinsey.

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