pixel
Now Reading
LA GRANDE HISTOIRE DES CONSOMMATIONS CULTURELLES DANS LE MONDE

LA GRANDE HISTOIRE DES CONSOMMATIONS CULTURELLES DANS LE MONDE

Consommer la culture, comme au supermarché, c’est aujourd’hui le cas lorsque l’on parle de consommation culturelle dans notre société. Plateformes de téléchargement ou de streaming, achat d’art, concerts, numérisation…Cela inclut directement une dimension économique. Cependant avons-nous déjà fonctionné autrement ?

Dans “Le Marketing de l’Art et la Culture”, Dominique de Bourgeon-Renault, ajoute à cela, que, pour parler de consommation culturelle, il faut aussi s’interroger sur “ce qui motive les individus dans la pratique culturelle”. 
C’est vrai ça … qu’est-ce qui nous motive ? En sachant que les approches sont totalement différentes en fonction des pays, des cultures, des croyances. A travers différents épisodes, nous tenterons de remonter le temps afin de comprendre ce qui nous a amenés jusqu’ici.

Temple d'Abou Simbel, dans le sud de L'egypte, construis par Ramsès II
Monuments classés patrimoine mondiale par l'UNESCO
Abou Simbel – Photo par Micheal

L’EGYPTE ET SON ART MYTHIQUE

Pour mener notre enquête, nous commencerons par remonter en -3000 avant J.C.
Bienvenue en Egypte. Pays qui a incontestablement influencé l’art et la culture dans le monde et ce encore aujourd’hui. A cette époque, l’explication de la vie et de ses phénomènes est régie par les croyances Divines. Les Egyptiens sont extrêmement reconnaissants de ce que les Dieux leur ont apporté sur Terre. Oui oui, tout fonctionne autour de ça, l’art n’y échappe pas. Ce sont grâce à ces croyances que l’on doit les pyramides, les tombeaux et sarcophages que l’on admire tellement aujourd’hui.
En fait, la notion d’art plaisir, esthétique comme on peut le concevoir n’était pas encore présente, et sa fabrication avait un but pratique et non artistique. Vous me suivez ? L’art était fonctionnel. Certaines statues par exemple pouvaient très bien servir à renfermer l’esprit d’un Dieu, les gravures pouvaient représenter un chemin nous menant au Paradis, les pyramides à nous protéger et protéger celui qui y est, comme une sorte d’indication à suivre, vivant, ou mort. Vous imaginez ?

Représentation de Toutânkhamon, culture des défunts
Une Chaouabti – Statuette Funéraire , photo par Dave Nakayama

UNE AUTRE VISION SE DESSINE

L’art figuratif n’étant pas conceptualisé, la notion même d’artistes n’existait pas ! Eux-mêmes ne se considéraient pas comme tel. Parfois je me demande, ces populations, avaient-elles conscience que leurs travaux allaient marquer des siècles et des siècles d’histoire?
Tout est une question de point de vue. Ce n’est que plus tard, dans la deuxième partie de l’empire Egyptien que la notion d’art plaisir, comme il est appelé, s’introduit.
On commence donc à voir apparaître la fameuse « esthétique », le contemplatif. Il est encore loin le temps des musées, galeries d’art… Mais petit à petit les individus, riches ou pharaons, se mettent à « acheter » pour eux, parce que c’est beau. Il y a toujours une consommation fonctionnelle, puisqu’utilisée dans les tombeaux, mais l’art Egyptien sort peu à peu des sentiers battus, se montrant autrement. Moins timide, il ose imposer sa beauté et son raffinement.

Tombe de Nébamun, Thèbes, 1400 avant J.C
Peinture funéraire – Chasse aux oiseaux – Nouvel Empire

…..TO BE CONTINUED…..

View Comments (0)

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Scroll To Top