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La France solidaire avec l’Ukraine viole le droit d’enfants français en Syrie

La France solidaire avec l’Ukraine viole le droit d’enfants français en Syrie

Le comité des droits de l’enfant de l’ONU a condamné la France pour son inaction menant à la mort d’enfants français dans des camps syriens. Ces enfants sont délaissés pour les choix de leurs pères. Comme s’ils devaient être responsables des crimes de leurs parents. Ce traitement indigne est à mettre en parallèle avec l’élan de solidarité officielle –et bienvenue- en faveur des réfugiés ukrainiens. Pourquoi un humanisme à deux vitesses ?

Il y a une quinzaine de jours (26 février), au détour des pages d’un quotidien du soir, un petit encadré (non pas en haut de la page mais en bas à gauche) annonçait la condamnation de la France par l’ONU. Le comité des droits de l’enfant (CRC) affirme que la France « viole le droit à la vie » d’enfants français. Rien que ça. Et pas un gros titre, encore moins une première page et probablement rien à la télé…

Qui condamne la France a « fumé la moquette », forcément

La nonchalance avec laquelle la France reçoit une telle condamnation, officielle et internationale, pour le traitement de ses enfants rappelle un moment de télé mémorable. Sur le plateau de Pujadas, quelques éditorialistes pouffaient devant la condamnation de la France pour sa répression immodérée des Gilets Jaunes. Bien loin de s’inquiéter de la dérive vers toujours plus de violence politique exercée par l’État français, les éditorialistes partirent dans une interprétation délirante – et conspirationniste- pour expliquer cette condamnation. Par définition, la France ne peut être condamnée pour violation des droits de l’Homme. C’est comme les violences policières: ça n’existe pas puisque nous sommes dans un État de droit. Les personnes éborgnées sont donc une vue de l’esprit.

Conclusion: la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits humains, Michelle Bachelet, avait « fumé la moquette ».

Les éditorialistes mainstream, foyer de conspirationnistes délirants

Des enfants rendus responsables des crimes de leurs pères

Aujourd’hui, il s’agit d’enfants fils de militants de Daesh. Leurs parents ont choisi le pire, il faut donc que leurs fils en payent les conséquences. Imaginons un instant que nous rendions responsables les fils de milliardaires pour toutes les catastrophes (économiques, démocratiques et environnementales) que provoquent quotidiennement leurs pères. Accepterions nous un instant qu’un enfant Bolloré ou Arnault soit rendu responsable des horreurs que fait subir son grand-père à notre pays ? Quiconque s’adonnerait à un tel transfert de responsabilité serait, à raison, moralement condamné. Pourtant, dans le cas des milliardaires, les descendants profitent bel et bien des escroqueries de leurs pères. Dans le cas de Daesh, les enfants n’héritent que de l’opprobre. Et l’État français se montre totalement indifférent au sort de ses ressortissants mineurs qu’il a le devoir de protéger.

Les réfugiés de « grande qualité » et les autres

La vague de réfugiés qui fait suite à l’invasion de l’Ukraine s’accompagne d’une vague de racisme débridé en France. Il faut dire, toutes les conditions sont données pour que ce racisme s’exprime de la manière la plus décomplexée qui soit. Une chaine hertzienne (dépendant donc d’une concession octroyée par l’État) s’est érigée en émettrice grand-public d’un racisme le plus extrême. Pire, d’autres médias se sont alignés sur CNews, traitant des mêmes thèmes sur un ton peut-être un peu moins hargneux.

Ce sont désormais de nombreuses figures politiques qui évoquent le “grand remplacement” comme d’un constat avéré. Alors qu’il s’agit d’une théorie reposant toute entière sur une conspiration fantasmée. Surtout, celle-ci implique une guerre civile, voire le massacre généralisé de populations perçues comme non-blanches. Soit, un génocide en bon français.

Dans ce contexte, la crise ukrainienne a fait sauter les dernières digues. Si bien que nombre de commentateurs et politiques exposent, le plus simplement du monde, les principes de l’inégalité des races (souvent sous couvert de “cultures” ou de “civilisations” afin de ne pas tomber sous le coup de la loi –qui, rappelons le, considère l’expression raciste comme un délit-).

Du racisme pur et dur

Il y aurait ainsi des “cultures” compatibles et d’autres non. L’Ukrainien c’est chrétien, alors c’est compatible. Le Congolais, c’est… chrétien aussi mais c’est pas compatible. Jésus y est crucifié d’une autre façon ; là-bas, le Crucifié aime son prochain, ici c’est selon. Et s’il s’avère que la majorité des Ukrainiens sont orthodoxes tandis que la majorité des Congolais son catholiques, et bien, heu… la France est compatible avec les Orthodoxes parce que “laïque” (c’est toujours pratique ce truc) mais chrétienne, c’est-à-dire antimusulmane… Et si un certain nombre de Congolais sont noirs de peau et certain Ukrainiens sont “caucasiens” (blancs de peau), c’est un pur hasard avec cette “compatibilité”. N’allez surtout pas y voir du racisme ou de la négrophobie.

Dans la bauge de la pensée raciste

Dans le fond, cette pensée immonde qui traverse bien des éditorialistes et politiques français a trouvé son expression la plus aboutie dans la voix d’un député brésilien (tout aussi de droite que ses homologues français), Arthur do Val. En se rendant à la frontière de l’Ukraine, ce dernier a laissé un message à un ami dans lequel il s’exclame : “J’ai jamais vue autant de jolies femmes. Frère, la queue de réfugiés est hallucinante. Même devant la meilleure discothèque du Brésil, tu ne verras pas autant de belles blondes. Des déesses partout. Et elles sont faciles parce qu’elles sont pauvres”.

Voilà le non-dit qui traverse tous ces porcs qui nous parlent de “compatibilité” et d’“immigration de qualité” dont on pourrait “tirer profit”. Quand ces gens là pensent “tirer profit”, l’exploitation -entre autre sexuelle- n’est jamais très loin.

Racisme et exploitation dans la bouche d’un « centriste »

Maintenant que nous avons bien saisi l’immondice dans laquelle baignent les cerveaux de ces gens, nous comprenons mieux pourquoi des enfants français peuvent bien crever de maltraitance et de faim sans que personne ne fasse le moindre geste. Ce sont des Français certes, et ils ne sont pas responsables des opinions et des actes atroces de leurs pères certes mais… ils sont basanés. Incompatibles ces Français là avec la France telle que la conçoit les porcs qui déversent leur racisme à longueur d’antenne.

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